Lithium, don't want to lock me up inside, don't want to forget how it feels without... , don't want to stay in love with my sorrow.

Lithium, don't want to lock me up inside, don't want to forget how it feels without... , don't want to stay in love with my sorrow.
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Monologue à deux voix d'une schizophrène avérée : Acte II.


La ptite voix: Bon bah, boulot?
Destitute: Ouais. Pour changer.
La ptite voix: Ohoh.. je perçois quelque amertume sous-jacente..
Destitute: Sta mère, la Mère Tume. AHA.
La ptite voix: >.<
Destitute: Tu t'attendais à quoi? Oh Chouette Allons Vendre Des Baguettes Youpi Hourra Pouet Pouet ?!
La ptite voix: Bah... tu vends des viennoiseries aussi...
Destitute: >.<
La ptite voix: Ya un problème? Tu veux qu'on en parle?
Destitute: Bah tiens, monologue à deux voix le retour... Ouais ya un problème. J'en ai marre.
La ptite voix: De qui? De moi? J'AI RIEN FAIT!
Destitute: De Perpi couillonne.. Trois ans que j'ai pas quitté la région... Jveux bouger, j'étouffe ici.
La ptite voix: Mais euh... tu pars pour Montpellier en septembre!
Destitute: Fais gaffe, ou je te refais mon Youpi Hourra Pouet Pouet.
La ptite voix: Bah faut t'expliquer aussi. Jsuis pas dans ta tête moi.
Destitute: >.<
La ptite voix: ... BREF.
Destitute: Jveux prendre le train, l'avion! Voir Paris, Londres, NYC...
La ptite voix: Oulah... jsuis ptite voix moi, pas banquier. Allez pleure pas Jeannette, j'ai une idée !
Destitute: ?
La ptite voix: Ya Ushuaïa ce soir à la tv =D

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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 17:29

I wish that I could take it all away; And be the one who catches all your tears; That's why I need you to hear:

I wish that I could take it all away; And be the one who catches all your tears; That's why I need you to hear:

C'est 5 petites connes qui se sont un peu merdées dans leur rêve d'éternité. Elles y ont cru, elles y croient toujours un peu au fond, mais à force de tirer sur la corde, le rêve ne tient plus qu'à un fil.
Elles
font semblant encore, de temps en temps, elles s'aiment toujours d'ailleurs, même peut-être qu'elles s'aiment toujours autant, juste il faut faire semblant d'y croire de plus en plus souvent.
Et parfois maintenant, feindre ne suffit plus.
B
ien sûr qu'elles s'aiment, bien sûr qu'elles ne s'oublient pas, mais l'éternité, c'est vachement long. Trois ans déjà.. Puis le réalisme s'attaque à la foi, les désillusions se font de plus en plus corrosives, et on devient amères, même sans le vouloir. Ou sans chercher à le cacher.
C'est 5 petites connes qui rament chacune dans leur barque, et qui ont bien dû mal à être synchros.
C
'est 5 petites connes qui se débattent dans les sables mouvants, et qui galèrent plus que prévu à sortir la tête de l'eau.
R
dv sur le rivage bande de connes, et la première qui se noie, je la tue.


# Posté le dimanche 25 mai 2008 11:45

I've been awake for a while now, You've got me feelin like a child now...

I've been awake for a while now, You’ve got me feelin like a child now...
Il paraît que ce blog manque de bons moments, so just thought i'd let you know:

I'm feeling goood :D

Pour le
s non-encombrés du cerveau par des heures d'anglais: Je m'sens merveilleusement bien :D

Pe
tite recette de ce moment de bonheur spontané:

Colbie Caillat : Bubbly. Juste parce que ça fait du bien aux oreilles et à l'humeur!
Un rayon de soleil et une fenêtre;
Une
clope, pour les toxicos ds mon genre,
Un ca
fé ( Nourel, this one's for you ;D )

Et si
vous n'avez rien de tout ça, bah c pas bien grave, parce que vraiment le truc magique, c une bonne grosse dose d'INSOUCIANCE ! =D

PS: Jvous aime <3

PPS: n'ai rien bu et rien fumé d'illicite, je le jure sur la tête des canards!
# Posté le mardi 13 mai 2008 05:53

There is no reason things are this way, It's how they always been and they intend to stay, I don't know why I say the things I say, but I say them anyway.



J'aime, ce temps blanc et brumeux, hésitant, entre soleil et pluie, hiver et printemps. J'aime, couvrir mon cou de mon écharpe, et qu'importe si en dessous mes bras sont nus. J'aime sourire franchement à la vieille peau de l'art de bus qui me regarde allumer ma cigarette comme si je venais de lui cracher dessus, sourire franchement à la pitchoune qui hurle dans les bras de sa mère, et qui pourrait le lui reprocher, si elle a déja compris ce qui viendrait après?
J'aime, savoir que je vole encore quelques instants aux jours de trouble qui s'annoncent, à l'angoisse des exams, et qu'importe les départs, et s'il est vrai que tout le monde finit par partir un jour, il serait temps d'apprendre à vivre avec soi-même.
J'aime vivre ce court instant en esprit libre et libéré, chantonner avec Brett Dennen et oublier cet oral de sociolinguistique dans 2h, parce que qu'importe la raison, quand on peut vivre dans le psent? Qu'importe la raison, quand il y a la musique, un double-café/clope et le luxe d'un sourire ger sur les vres?
Q
u'importe la raison, puisqu'on peut encore voler au temps quelques secondes, quelques instants, quelques minutes avant le rappel des ultimatums, des évaluations et des jugements?
Café, clope et Brett Dennen, et l'oubli, chantonner, l'esprit libéré...
# Posté le vendredi 09 mai 2008 05:38

Life is Easy with Eyes Closed

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Pitchoune a cinq ans, pas toutes ses dents et une jolie famille qui valse autour d'elle dans une danse qu'elle ne comprend pas bien.
Elle s'en fiche à vrai dire, il y a des choses tellement plus importantes! Anthony par exemple, son amoureux. Enfin pas encore, mais ça va se faire hein, elle va lui demander demain matin à la récré. Elle pense qu'il dira oui, parce qu'il lui a demandé de dessiner le coeur sur la carte de la fête des mères, et quand même dessiner un coeur, ça veut dire ce que ça veut dire!
Alors qu
'importe si elle a pas très bien compris pourquoi elle devait appeler V. maman, alors que la maman, c'est la dame avec qui on vit, qui nous dispute et qui nous couche le soir, non? Elle a déjà une maman, mais il faut l'appeler mamie apparemment, même si c'est elle qui lui fait prendre son bain et qui l'emmène à l'école.
Et p
uis V., elle la voit pas souvent, et quand elle la voit, c pas la joie! Puis elle a trop d'amoureux, V. Elle change tout le temps, et la Pitchoune, elle a pas que ça à faire de retenir tous les prénoms. Ils sont pas tous gentils en plus. Alors elle les appelle tonton, et ça non plus elle comprend pas, parce qu'elle croyait que le tonton, c'était le frère de maman.
C'est beauco
up trop compliqué tout ça, alors Pitchoune, elle préfère penser à l'école, à Starla et les Joyaux Magiques, et à son amoureux. Et mamie, si elle veut l'appeler maman, bah elle l'appellera maman, puis c'est tout.

Pitch
oune a six ans maintenant, et elle s'ennuie ferme dans le bureau de l'assistante sociale. Elle sait pas très bien à quoi elle sert, la dame, mais elle commence à lui taper sévère sur le système. Elle a beau voir six ans, elle est pas bête! Elle sait bien que mamie, c pas sa maman, que papi, c pas son papa. Elle les appelle comme ça parce tous les enfants disent ça, alors elle voit pas pourquoi elle, elle aurait pas le droit!
Oui, elle a c
ompris que V. était morte, et oui elle sait ce que ça veut dire. Elle s'en était doutée déjà quand mamie s'était écroulée sur le tapis du salon, le téléphone à la main. Puis la discussion après, quand papi avait expliqué, elle avait eu envie de pleurer, Pitchoune, même si elle savait pas très bien pourquoi. C'est pas comme si elle la connaissait vraiment, V. C'est pas comme si c'était mamie!
Oui
, bien sûr qu'elle voulait vivre avec papa et maman - enfin papi et mamie, si elle y tient tant la dame... - puisqu'elle avait toujours vécu là! Où elle pourrait bien vivre sinon?!
Chez
son « vrai père » ? Vous le connaissez vous? Nan parce qu'il me doit six cadeaux d'anniversaire, six cadeaux de Noël, six œufs de Pâques! Nan c pas Papi qui m'a dit de le dire!
Puis la d
ame, comme chaque fois, elle lui a demandé de dessiner sa maison, et elle a appelé papa et maman. Et puis ils sont rentrés à la maison, maman a pleuré un peu, mais elle a le droit de rester avec eux apparemment. Et ça c'est chouette!

Pitchou
ne a quinze ans, le Bac qui arrive, et franchement, les exportations atlantiques d'Amérique du Nord, elle s'en secoue les ovaires. Penchée au dessus de l'Annabac de Géo, il lui manque des crayons de couleur. C'est pour ça qu'elle est partie fouiller dans la commode de maman, pour ça qu'elle a trouvé la petite trousse bleue. C'est pour ça qu'elle est tombée sur cette lettre, manuscrite. Une lettre de V., datant de quand elle, elle avait trois ans. Elle ne se souvient pas de ses trois ans, elle ne se souvient de rien jusqu'à ses six ans de toute façon, rien avant une partie de billes dans la cour de récré, avec Jérémy, son amoureux. Elle sait juste qu'elle a tout oublié à cause d'une dépression nerveuse, à la mort de V., sa mère. Elle sait qu'elle vivait déjà avec ses grands-parents, qu'elle les appelait déjà papa/maman, et que sur son bulletin de CP, l'instit regrette qu'elle ait passé plus de temps dans le bureau de la juge des affaires familiales que sur les bancs de l'école. Elle a jamais cherché plus loin, elle se dit qu'elle s'en fiche, il y a des choses tellement plus importantes! « Lui » par exemple...
Et
finalement, ce qu'elle ne sait pas, elle l'apprend là, la veille du bac, à la recherche de crayons de couleur. Elle l'apprend à travers les lignes maladroites qu'a écrites sa mère à la juge, où elle avoue qu'elle est incapable d'élever sa pitchoune, à cause de « sa vie marginale » et qu'elle l'abandonne à ses grands-parents, suite aux « carences éducatives subies par la fillette ».
Elle voudra
it pleurer, mais elle ne peut pas. Elle implose presque à l'intérieur, mais pas une larme ne coule, pas un sanglot ne s'éveille. Alors elle replie la lettre, la range dans la petite trousse bleue, et retourne à son Annabac. Elle essaie si fort d'oublier ce qu'elle vient juste de lire, d'anesthésier à nouveau cette partie de sa mémoire qu'elle a fermée hermétiquement, qu'elle en chope une migraine. La première.
Ma
is quand maman appelle pour dîner, elle raccroche un sourire à son masque quotidien, et elle rejoint papa qui met la table. On parlera études, politique, potins du voisinage.

On parler
a du présent, parce que le passé n'est plus, et que c'est pas plus mal comme ça. Parce qu'aucun de nous ne veut rouvrir les blessures qu'on s'est acharnés à cicatriser. Parce qu'on a appris à vivre sans, et qu'on est pas sûrs de savoir survivre avec.

# Posté le lundi 07 avril 2008 12:54